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- Dec 10, 2005
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Prepared & Maintained by Emmanuel Ardouin; eardouin@hotmail.com Photos by: Manny Ardouin - Gilbert Saurel - Francois Adrien and other photographers. Album actif
Ils transposent la souffrance, la ...more joie, le temps et leurs souhaits en musique. E. Ardouin
LA MUSIQUE A TRAVERS L'HISTOIRE D'HAITI par Pierre-Antoine DORISCA Article paru dans "Ecouter Voir", magazine d'information des professionnels de la musique, N° 44-45, août 1999 --------------------------------------------------------------------
Chaque île de la Caraîbe possède sa tradition musicale. La musique haïtienne prend sa source dans le mariage de trois cultures : l'européenne, l'africaine et la caraïbéenne. De gré ou de force, les Européens, Africains se sont introduits dans l'île d'Haïti et ce mélange d'ethnies et de civilisations a favorisé la naissance d'une expression musicale très variée.
La colonisation
Lorsque les Espagnols débarquent à Haiti (l'île montagneuse) le 5 décembre 1492, ils trouvèrent l'île merveilleuse et la dénomma Hispaniola (la petite Espagne). Ils pensèrent avoir atteint une région inconnue des Indes et ils donnèrent le nom d'indiens aux habitants de l'île, qui les accueillirent avec bienveillance. ale suis en grande amitié avec le roi de ce pays au point qu'il se fait honneur de m'appeler son frère et de me traiter comme tel, écrivait Colomb en 1492.
Nous savons par le biais de chroniqueurs de l'époque et aussi par les collectionneurs précolombiens que la civilisation des Caraïbes n'était pas aussi développée que celle des Aztèques du Mexique et des Incas du Pérou. Néanmoins ils avaient atteint un degré assez élevé de civilisation. Leurs poètes ou sambas composaient de charmants poèmes appelés areytos que les Indiens disaient sur le ton chantant au rythme du tambour le mayohuacan.
La surprise de la découverte passée, les conquistadors ne tardèrent pas à asservir la population indienne qui fut vite décimée par les travaux très durs que leur imposent les Espagnols et par les maladies amenées d'Europe. L'anéantissement systématique de la population indienne ne permit pas aux chants indiens de parvenir jusqu'à nous. L'unique pièce musicale, considérée comme un hymne guerrier serait ce fameux refrain chanté à l'assaut des forts espagnols par les Caraïbes : "A-ïa Bombé lama samana quana".
Après l'extermination des aborigènes remplacer la main d'ouvre indienne par les conquistadors espagnols, pour qui diminuait, encouragé par le prêtre Bartholomé de Las Casas, importèrent des noirs d'Afrique 1503. Ainsi débuta la traite des noirs qui allait déverser dans le nouveau monde des millions de Noirs arrachés sur le sol d'Afrique.
Puis vinrent les premiers aventuriers français qui s'établirent au Nord de l'île jusqu'à ce que par le traité de Ryswick, signée en 1697, leur cédât la partie occidentale de l'île qu'ils dénommèrent Saint-Domingue. Les Français intensifièrent la Traite des Noirs commencée par les Espagnols pour les besoins de la colonie en pleine expansion.
Les esclaves importés d'Afrique en très grand nombre étaient d'originel divers, Moreau de Saint-Rémy a recensé en 1789 une trentaine d'ethnies dans la colonie de Saint Domingue dont parmi les plus représentatives Sénégalais, Bambaras, Mandingues, Sobos, Kangas, Aradas, ou radas, Caplons, Fons, Mahis, Ibos, Nagos, Congos, Mayombés. Du brassage de ces tribus et au contact de la culture européenne est née une culture, une langue le créole, une religion (le vodou).
Tandis que les autres composantes de la société saint-dominguoise reproduisaient les travers et les formes musicales de la Métropole, les infortunés fils d'Afrique malmenés retrouvaient un consolation momentanée dans la bamboula, ces complaintes toujours tristes qu'ils fredonnaient dans leur grande misère. Mais surtout sous le couvert de conversion au catholicisme imposée par les Blancs, les Noirs ont pu conserver leur religion ancestrale avec ses chants et ses danses selon les rites principaux : petro, nago et rada, qui forment le culte vodou, un composant intime de la vie du peuple haïtien.
La musique vodouesque
La musique vodouesque, d'essence africaine, intègre les prières, les chants, les danses et la musique instrumentale. Elle est soutenue par un accompagnement rythmique dont les instruments peuvent être divisés en deux groupes : les idiophones et les membraphones. Les idiophones sont de trois sortes : le ogan, la clochette et l'asson? Les membraphones sont composés d'une batterie de tambours : l'assotor (le plus grand), le manman, le second et la boulah (rite rada).
Il ne faut pas non plus négliger le fait que cette musique a contribué à galvaniser, électriser le courage des esclaves dans leurs luttes pour la liberté.
L'indépendance
C'est aux accents de musiques militaires, d'orchestres, de danses, de chansons que fut célébrée l'indépendance d'Haïti le premier janvier 1804. Les colons avaient permis aux esclaves noirs d'étudier la musique européenne. Chaque habitation possédait ses Nègres-artistes employés pour le plaisir de leurs maîtres. Déjà en 1791, Toussaint Louverture, à la tête d'une petite armée bien organisée, avait sa fanfare. Selon le musicologue haïtien Constantin Dumerve, ce corps de musique avait accompagné le gouverneur Louverture à l'occasion de la remise du Môle Saint Nicolas au général anglais Maitland en 1798.
Les gouvernements qui se sont succédé à la suite de l'indépendance s'éaient fait un point d'honneur de promouvoir la musique dans le pays. L'Ecole Nationale de Musique, la première du pays, fut crée le 20 Janvier 1859 (Moniteur 1860) par les soins du Président Nicolas Geffrard qui composa lui-même la musique de l'hymne national d'Haïti, la Dessalinienne. Par la suite, les écoles se sont multipliées à travers le pays. On assista à une véritable explosion de la musique savante.
La création de Petit Séminaire St Martial en 1865 vient compléter ce dispositif qui eut pour résultat un foisonnement de musiciens de grand talent dont les noms sont parvenus jusqu'à nous. Ce sont les Occide Jeanty, Julien Courtois, Nicolas F. Geffrard, Lyncée Duroseau, Théramène Ménès, Fernand Frangeuil qui a révolutionné la meringue haïtienne. Du repertoire très riche de ces talentueux musiciens, qui cultivé avec succès des genres musicaux comme la valse, le menuet, la meringue, la marzurka, la marche, la polka, nous retiendrons l'excellente méringue, encore très populaire en Haïti, "Choucoune" (musique de Michel Mouton, paroles du poète-musicien Oswald Durand).
La bal haïtien, la méringue et le compas
On ne peut parler de la musique haïtienne sans relater la tradition des bals en Haïti. La musique a toujours été synonyme de danse depuis le temps des tournées nocturnes des esclaves au fond des forêts de Saint Domingue jusqu'à nos jours. Le bal étant le principal loisir organisé du pays, les Haïtiens de toutes catégories sociales ne désemplissaient ces lieux de danses qui ont contribué au développement de la musique populaire des années 60.
Après le règne de la meringue est apparu un nouveau rythme, le compas : innovation rythmique apportée par la compétition musicale entre deux musiciens d'exception, Webert Sicot et Nemours Jean Baptiste. C'est en effet à la fin des années 50 que ces deux comparses après avoir débuté et joué dans "L'Ensemble aux calebasses" (du nom d'un night club de Mariani dans banlieue sud de Port au Prince) fondèrent chacun de leur coté un groupe musical le "Compas Direct'' pour Nemours Jean-Baptiste et la "Cadence Rempa" pour Webert Sicot.
De cette lutte musicale fratricide, c'est le "Kompas direct'' qui a survécu. Cette musique, vouée à la dalle et à la détente, basée sur une formule rythmique que certains disent proche du merengue dominicain d'autres du "Calypso'', a fait danger toute la population : les pauvres des bidonvilles et la bourgeoisie des quartiers riches. Et pendant longtemps, cette musique a été le seul moyen d'expression de tout un peuple vivant sous le joug dictatorial des Duvalier.
Le dictateur a tenté d'utiliser la popularité de ces ensembles musicaux et de leur nouveau rythme pour alimenter sa propagande. Les meringues carnavalesques "Min djet la'' (1965) de Webert Sicot et ''Tou limin'' (1965) de Nemours Jean-Baptiste chantent les nouvelles initiations électriques et l'arrivée des avions à réactions à l'aéroport international que venait d'inaugurer le dictateur.
Par la suite, toute une pléiade de talentueux musiciens vont suivre les sillons tracés par ces prestigieux aînés, pour perpétuer un mouvement musical qui inondera toutes les Caraïbes, l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Afrique. A la fin des années 60, les orchestres tels que les Shleu-shleu, les Gypsies, les Difficiles, Ambassadeurs ont remplacé les formations de Nemours et Sicot. Ces groupes, appelés mini-jazz, étaient composés de deux guitaristes, d'une guitare basse, d'une batterie, d'un saxophone alto et d'un chanteur, et avaient fait le bonheur des mélomanes.
Avec les Skah Shah, Tabou Combo, DP Express, Frère Déjean, Coupé Cloué, Bossa Combo, Magnum Band, System Band Tropicana, Septentrional, la musique haïtienne exercera un véritable leadership dans les Caraïbes. Au point que les musiciens antillais durent fonder une association de défense des artistes locaux. Des musiciens très talentueux s'illustrèrent pendant période : Rosini Jean-Baptiste dit ti Manno, Gesner Henri (le roi Coupé) et les autres ont contribué à l'évolution de cette musique dansante destinée à distraire le peuple, mais qui porte une véritable identité haïtienne. Nous y retrouvons beaucoup de traits de la culture haïtienne
Nous ne pouvons non plus passer sous silence le fait que cette musique populaire a su à sa manière, participer à la lutte du peuple haïtien contre la dictature des Duvalier. Les textes sarcastiques des troubadours comme Manno Charlemagne (Jebede, 1979), Beethova Obas (Le chant de la liberté), la poésie tapageuse d'un Gérald Merceron feront trembler l'édifice duvaliériste.
Cependant, après avoir assisté à la fin des années 70, à la marée musicale antillaise (Guadeloupe, Martinique, NDLR) portée par les Grammacks, les Aiglons, et Exile One, la musique haïtienne a cédé à la puissante machine qu'a représenté le Zouk dans les années 80. Juste revanche, dira-t-on!! La nouvelle tendance de la musique haïtienne ("Nouvelle Génération'') ne fait pas le poids. Et de plus en plus, la musique populaire haïtienne perd cette force identitaire qui la caractérisait. Il est aujourd'hui difficile de différencier certains groupes haïtiens d'un groupe antillais. La "nouvelle génération'' s'aligne sur les mélodies antillaises. Les nouvelles techniques sont passées par là !
La musique haïtienne semble traverser une période de stagnation. Les "groupes racines'': Boukan Guinin, Boukman Expérience, comme par réaction à cette léthargie, ont remis au goût du jour les rythmes de la musique vodouesque et perpétuent à leur manière la musique populaire haïtienne.
BIBLIOGRAPHIE
Métraux Alfred, La vaudou haïtien, Gallimard, 1968 Bastide Roger, Les Amériques noires, Payot, 1967 Boncy Ralph, La chanson d'Haïti, CIDIHCA, 1992
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| | pikliz | - Musicians Gallery 2, (1990 - 2009)
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- Sep 29, 2008
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Prepared & Maintained by Emmanuel Ardouin; eardouin@hotmail.com Photos by: Manny Ardouin - Gilbert Saurel - Francois Adrien & other photographers. Album actif
Ils transposent la souffrance, la ...more joie, le temps et leurs souhaits en musique. E. Ardouin - Comments: 66
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| | pikliz | - Haitian Poets & Journalists
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- Jun 11, 2008
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Prepared & Maintained by Emmanuel Ardouin
Dans le macrocosme de notre culture et la pluralité de ses sources de renouvellement, cette page vise a vous familiariser a certains de nos compatriotes ...more haitiens dont les oeuvres, talents et compétences pour des raisons multiples, surtout politiques et économiques ont brillé soit a l'étranger ou chez nous. Cet album est actif et sujet a des révisions périodiques. Emmanuel . Ardouin. - Comments: 13
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| | pikliz | - Roussan Camille
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Photos brought to you by Mario Delatour. Roussan Camille naît le 27 août 1912 à Jacmel (Haïti) où l'enfance se passe sous l'occupation américaine d'Haïti, Il fait ses études élémentaires et le début ...more le début de ses secondaires (au lycée Pinchinat). Il les termine à l'Institut Tippenhauer et au lycée Pétion à Port-au-Prince. Il débutera sa vie professionnelle à la rédaction du journal, Le Temps. Talentueux journaliste, il est nommé rédacteur en chef d'Haïti-Journal, quotidien du chef d'État Sténio Vincent (président de 1930 à 1941). Sous ce même gouvernement, il est nommé, peu de temps après, premier secrétaire de la Légation d'Haïti à Paris. À 24 ans, Camille visite des pays de l'Europe, où il observe, et les réceptions fastes des bourgeois et les conditions difficiles du petit peuple. Il rentre en Haïti en 1940, non sans une escale obligée, en temps de guerre, à Casablanca, ville qui va l'inspirer, comme on peut le voir dans le poème « Nedje » de son premier recueil, Assaut à la nuit, publié en Haïti à compte d'auteur. Nedje, éthiopienne, danse pour les blancs et l'auteur revoit en elle « tous les faux paradis/ où les nègres chantent et dansent/ pour les autres ».
Roussan Camille voyage en Europe, après la guerre, et aux États-Unis où il est invité à couvrir les séances d'organisation des Nations-Unies à San Francisco, et dans plusieurs grandes mairies américaines dont le City Hall de New York du maire Fiorella LaGuardia. À Port-au-Prince, ce sont les années d'ébullition intellectuelle, le passage de personnalités diverses – André Breton, Aimé Césaire, Wilfredo Lam, Jean-Paul Sartre – et une camaraderie avec ses pairs: Jean Brierre, René Piquion, Émile Roumer, Jacques Roumain et Félix Morisseau-Leroy. Camille occupera des postes au département de l'Instruction publique, au département de la Santé publique et du Tourisme, mais se passionne davantage pour son travail au quotidien Haiti-Journal et ensuite au journal Le National dont il devient co-directeur.
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| | pikliz | - Ordination of the Most Reverend Guy A. Sansaricq.
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- Aug 22, 2006
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Photos Courtesy of Dave F. Ali, The Tablet & Reynold Besson
On August 22nd 2006, at 2:00pm, three new Auxiliary Bishops for the Diocese of Brooklyn were ordained by the Most Reverend Nicholas ...more DiMarzio, Bishop of Brooklyn, at Our Lady of Angels Church, Bayridge, New York. The Most Reverend Guy A. Sansaricq became the First Haitian-American Bishop and the First Black Bishop to serve in the 153 years old Diocese of Brooklyn which also covers Queens. The Haitian-American, Carribean, Black and diverse communities were honored by this nomination and came out in great numbers to show their grateful appreciation and support.
His is now Titular Bishop of Glenndalocha, Auxiliary Bishop for the Diocese of Brooklyn
We now invite you to see a few pictures of this wonderful and blessed occasion. - Comments: 7
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